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La loi de Moïse et la loi de Christ

 

NB/ Prier Christ Seul avant de lire de façon neutre ou objective en vérifiant les versets bibliques.

 

Conseil :

A ce document, fait suite un autre document intitulé : Annexe Loi de Moïse/Loi de Christ. Ce dernier explique plus en profondeur le passage de la loi de Christ à la loi de Moïse et des versets difficiles tels que Matthieu 5,17-18. Nous conseillons donc la lecture de cette annexe juste après ce document.

 

La loi de Moïse a été le point focal de la première alliance établie entre Dieu et le peuple d’Israël. A un temps marqué, Dieu a renouvelé son alliance (Hébreux 8,8) non sans conséquence sur sa loi. En effet, la loi de Christ a automatiquement remplacé celle de Moïse. En fait toutes les deux lois viennent de Dieu ou Christ mais la nouvelle loi est spécialement appelée la « loi de Christ » car c’est par Christ lui-même que nous en découvrons le contenu (Esaïe 51,4 et verset 7), tandis que la première loi nous l’avons découvert par le biais de Moïse (Deutéronome 4,1-2). Paul, disciple de Christ, nous montre l’existence de cette nouvelle loi dans le passage 1 Corinthien 9,20-21.

Nous constatons des difficultés à cerner le contenu de la loi de Christ car lui-même en parle  comme étant une loi qui maintient certains points de la loi de Moïse (choses anciennes) tout en apportant de nouveaux éléments (choses nouvelles) selon Mathieu 13,52.  Quel est donc le contenu de la loi de Christ ?

 

1) Institution de la loi de Christ

Au regard de ce qu’enseignaient les disciples de Christ, les juifs se sont finalement rendu compte que la pratique de la loi de Moïse était à son terme (Actes 6,14). Paul nous confirme la fin de la pratique de la loi de Moïse suite à la venue de Christ, dans Romain 10,4 : « Car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tout ceux qui croient », dans Galates 3,23-25 : « … Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, …La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue. » et dans Galates 4,3-5.

Pourtant dans Mathieu 5,17 Jésus dit ceci : « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir mais pour accomplir. » Jésus dit cela quoiqu’il enseigne à pratiquer des choses contraires à la loi de Moïse (Mathieu 5,33-36 et Mathieu 5,38-39). Comment donc est-il est venu accomplir la loi et non l’abolir ?  

Voici comment nous devons comprendre les paroles de Christ : « Je suis venu pour que s’accomplisse ce que la loi elle-même dit de moi dans ses textes. » En effet, dans la loi de Moïse, il était écrit que Christ devait venir (Deutéronome 18,15) et que les juifs devaient l’écouter c'est-à-dire obéir à tout ce qu’il leur dira (Deutéronome 18,19 et Actes 3,22).  Lire aussi Luc 24,27 et verset 44.

Ainsi, Christ ne contredisait en rien la loi de Moïse (Mathieu 5,18), puisque cette loi elle-même, non seulement avait prévu la venue de Christ mais en plus, elle précisait que lorsqu’il serait venu, on devait suivre tout ce qu’il dirait même s’il enseignait des pratiques contraires à ce que la loi de Moïse avait exigé jusque là. Christ était donc venu pour que tout ceci s’accomplisse c'est-à-dire pour que s’accomplisse ce que la loi avait dit de lui (Luc 24,44).

En venant ainsi accomplir ce que la loi de Moïse a dit de lui, Christ mettait implicitement fin à cette loi, à cause du contenu de ses enseignements. Car ces enseignements s'opposaient en divers points à ce que la loi de Moïse avait exigé jusque là.

 

La loi de Moïse arrivant à son terme, nous devons maintenant marcher selon la loi de Christ (Esaïe 51,4 : «… la loi sortira de moi… » ; Galates 6,2 et Jean 15,12).

Les juifs devaient continuer à suivre intégralement la loi de Moïse jusqu’à ce que la loi de Christ la remplace ; c’est pourquoi, avant la venue de Christ, Jean-Baptiste prêchait une repentance qui consistait au respect de la loi de Moïse. Malachie a aussi parlé de cette repentance consistant au respect de la loi de Moïse (Malachie 4,4-6 ou Malachie 3,22-23) ; Nous découvrons dans Mathieu 11,13-14 que Jean-Baptiste est en fait l’Elie dont parle Malachie 4,5 (Malachie 3,23). Esaïe a aussi parlé de cette même repentance préparant la venue de Christ en insistant entre autre sur l’observation du sabbat (Esaïe 56,1-7).  

En effet, Esaïe 56,1-7 dit ceci : « …Observez ce qui est droit et pratiquer ce qui est juste ; car mon salut ne tardera pas à venir et ma justice à se manifester… Heureux l’homme qui fait cela, gardant le sabbat, pour ne point le profaner…».

Il fallait donc garder le sabbat pour se préparer à la venue du salut et de la justice de Dieu c'est-à-dire à la venue de Christ (venue dont parle Luc 2,30-31) qui allait nous justifier par notre foi en lui (Actes 13,38-39 et Galates 2,16 et Galates 3,8).  

Dieu allait donc essentiellement porter les regards sur ceux qui se seraient repentis en se faisant baptiser du baptême de Jean-Baptiste (Luc 7,30) et sur ceux qui le craignent (1 Corinthien 2,9 et Actes 10,2-4 et versets 34-35) afin de les appeler à vivre désormais selon la loi de Christ laquelle s’appuie sur la foi (Galates 5,6 et Romain 10,17).    

2) La pratique du sabbat et la loi de Christ

Avant tout propos, rappelons ce que c’est que le sabbat selon Dieu. Le sabbat se définit selon les deux passages bibliques suivants :

Lévitique 23,3 : « On travaillera six jours ; mais le septième jour est le sabbat, le jour du repos : il y aura une sainte convocation. Vous ne ferez aucun ouvrage : c’est le sabbat de l’Eternel, dans toutes vos demeures ».

Nombre 28,9-10 : « Le jour du sabbat, vous offrirez deux agneaux d’un an sans défaut, et, pour l’offrande, deux dixièmes de fleur de farine pétrie à l’huile, avec la libation. C’est l’holocauste du sabbat, … ».

Lorsque les pharisiens qui avaient cru en Jésus ont exigé aux païens l’observation de la loi de Moïse (Actes 15,5), les apôtres leur ont apporté cette réponse : « … il a paru bon au Saint-Esprit et à nous de ne vous imposer d’autre charge que ce qui est nécessaire, savoir, de vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés et de l’impudicité, choses contre lesquelles vous vous trouverez bien de vous tenir en garde» (Actes 15,28-29). Ainsi, il ne fut pas nécessaire d’imposer le sabbat.     

 

REPROCHE DE PAUL AUX GALATES

 

Paul a reproché aux Galates de se conformer à la loi de Moïse en observant les jours, les mois, les temps et les années (Galates 4,10-11). En effet, en lisant Galates 3,1-5 on constate que le reproche de Paul aux Galates est dû au fait que ces derniers observaient la loi de Moïse après avoir pourtant accepté de devenir disciples de Christ. Les passages Galates 1,7 ; Galates 4,17 et Galates 4,21 viennent confirmer ce que nous disons car dans ces passages Paul accuse les Juifs d’être responsables de cette situation. NB : Colossiens 2,16-17 vient aussi confirmer que les fêtes et le sabbat ne sont plus d’actualité.     

Ce reproche de Paul au Galates n’est donc pas dû au fait que les Galates pratiquaient l’astrologie. Certaines personnes en effet, pensent que le reproche de Paul est lié à l’astrologie et ils se justifient en s’appuyant sur les versets 8 à 9 de Galates 4 : « Autrefois, ne connaissant pas Dieu, vous serviez des dieux qui ne le sont pas de nature ; mais à présent que vous avez connu Dieu…comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau  vous voulez vous asservir encore ? ». NB : La bible version Alliance Biblique Universelle écrit plutôt : « faibles et misérables forces spirituelles ». Cependant, nous devons comprendre ce que Paul entend par l’expression «ces faibles et pauvres rudiments ».

« Ces faibles et pauvres rudiments » selon Paul, c’est tout ce qui n’a pas de valeur devant la foi en Christ; cela inclut non seulement l’idolâtrie des Galates (Galates 4,8) mais aussi les ordonnances de la loi de Moïse selon qu’il l’affirme au verset 3 du passage Galates 4,3-5 : « Nous aussi…nous étions sous l’esclavage des rudiments du monde».

C’est pourquoi, lorsque Paul dit dans Galates 4,9 : « …retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments… », il veut tout simplement faire comprendre aux Galates que de même qu’ils suivaient les rudiments du monde par leur idolâtrie, ils se mettent à nouveau à suivre ces rudiments cette fois par la pratique de la loi de Moïse.  

Après avoir reproché aux Galates de se conformer à la loi de Moïse, Paul ajoute ceci au verset 12 de Galates 4 : «Soyez comme moi car moi aussi je suis comme vous… ». En effet, Paul est désormais comme un Galate parce qu’il est sans loi (sans la loi de Moïse). Or cette loi de Moïse est ce qui distinguait auparavant les Juifs des non Juifs tels que les Galates. Alors Paul invite les galates à ne pas se conformer aux juifs attachés à la loi de Moïse en les exhortant à être comme lui, c'est-à-dire à vivre leur vie chrétienne sans observer la loi de Moïse.

 

LES ASSEMBLEES CHRETIENNES

 

«Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats : c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ» Colossiens 2,16-17

 

« Tel fait une distinction entre les jours ; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction » Romain 14,5

 

Selon la loi de Christ, ce qui nous est plutôt recommandé (et non imposé) c’est de se réunir en assemblée et pas forcément le septième jour. Par exemple, les apôtres et les personnes qu’ils avaient converties se réunissaient en assemblée tous les jours (Actes 2,46). Le but des assemblées est de nous permettre de persévérer dans la prière, nous exhorter (Hébreux 10,25), nous édifier les uns les autres par nos divers dons spirituels (1 Corinthien 14,3-4 et 1 Corinthien 12,28-31) et faire la fraction du pain en la mémoire de Christ (Luc 22,19).   

Ces assemblées chrétiennes que nous tenons ne peuvent pas être appelées « sabbat » selon Dieu. En effet, sans le sacrifice des agneaux et le repos obligatoire tels que définis dans Lévitique 23,3 et Nombre 28,9-10, nous ne pouvons pas parler de jour de sabbat ni même prétendre l’observer selon Dieu, puisque ce mot implique tout ce qui est décrit dans Lévitique 23,3 et Nombre 28,9-10.  Nous comprenons ainsi que le sabbat est arrivé au terme de son application puisque les sacrifices et le repos obligatoire le sont aussi (Hébreux 10,8-9).

 

NB : Dans Hébreux 10,8-9 considérons l’emploi du verbe « abolit » avec modération car en fait, il n’y a pas eu abolition de la loi de Moïse mais bel et bien application de cette loi selon les propos de Christ et ce malgré les changements mis en place par lui (Matthieu 5,17). Nous donnerons plus d’explication dans l’annexe à ce document.

 

Le ministère de Paul s’est déroulé à une époque où la majorité des gens ignoraient encore la loi de Christ. Ainsi ces personnes ne pouvaient pas savoir que le sabbat n’était plus en vigueur et ils continuaient à l’observer strictement. Paul, par contre, savait très bien qu’il n’était plus obligé d’observer le sabbat. Cependant, il tenait à rejoindre les juifs dans les synagogues, les jours de sabbat, parce qu’il avait ainsi l’opportunité de les trouver réunis en grand nombre et son objectif était de faire passer le message de l’évangile de Christ (Actes 16,13 et Actes 17,2-4).

Malgré le fait que la loi de Christ leur donnait la liberté de ne plus suivre les fêtes et certaines autres pratiques de la loi de Moïse, les apôtres en l’occurrence Paul, ont tenu par moment à les observer dans le but de ne pas choquer ceux qui étaient encore faibles dans la foi en Christ et ceux qui étaient encore attachés à la loi de Moïse (Actes 16,3 et Actes 21,21-24). En effet, Paul avait choisi la douceur et la patience afin de gagner le maximum de personnes à Christ selon qu’il l’explique dans 1 Corinthien 9,19-22. C’est ainsi, qu’on verra par exemple, Paul souhaiter aller célébrer une fête dans Actes 18,21 ; cependant, ce souhait cachait en fait un dessein de Dieu (Actes 20,22) qui était de le faire partir à Rome (les chapitres qui suivent Actes 20 le démontrent). Ne pas choquer ceux qui sont faibles dans la foi, se voit encore à travers 1 Corinthien 10,27-29.      

Sachons très bien que lorsque Dieu met un terme à une pratique et que nous décidons malgré tout de l’exiger, cela profite aux démons. Dans 1 Corinthien 10,18-21 la conclusion de Paul quoiqu’elle concerne l’idolâtrie des grecs, s’applique aussi aux sacrifices que les juifs perpétuent alors que Dieu y a mis un terme  (Hébreux 10,8-9). Et ceci est valable pour l’usage de tabernacles, de l’encens, etc. Dans Hébreux 9,9-10 Paul révèle que les sacrifices et autres pratiques liées au tabernacle terrestre n’étaient que des ordonnances charnelles imposées jusqu’à une époque de réformation, c’est-à-dire jusqu’à la venue de la loi de Christ.  Esaïe a prophétisé au sujet de cette époque de réformation qui est en fait celle du christianisme où Dieu ne nous impose qu’une seule chose : recherchez la justice. En effet, lisons Esaïe 1,13-17 : « Cessez d’apporter de vaines offrandes : j’ai en horreur l’encens, les nouvelles lunes, les sabbats et les assemblées ; je ne puis voir le crime s’associer aux solennités. Mon âme hait vos nouvelles lunes et vos fêtes ; elles me sont à charge ; … Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, protégez l’opprimé ; faites droit à l’orphelin, défendez la veuve. » Soulignons que le mot « assemblée » employé dans ce passage réfère aux « saintes convocations » telles que l’on les tenait à l’époque pendant les jours de sabbat (voir Lévitique 23,3).     

3) Les dîmes et la loi de Christ

Quelle était l’utilité des dîmes sous l’ancienne alliance (sous la loi de Moïse)  et quels sont ceux qui avaient droit aux dîmes ?

Selon la loi de Moïse, on prélevait les dîmes sur le peuple de Dieu (les non sacrificateurs) afin de rémunérer tous les lévites c’est-à-dire tous les sacrificateurs au service de Dieu, y compris le souverain sacrificateur (Nombre 18,20-21 et les versets 24-32). Pour le souverain sacrificateur spécialement, on prélevait la dîme des dîmes et on lui réservait cela (Nombre 18,26 et verset 28). Voici donc, selon la loi de Moïse, ce à quoi servaient les dîmes et ceux qui avaient droit aux dîmes; Les dîmes étaient destinées à TOUS les sacrificateurs y compris le souverain sacrificateur.

Notre préoccupation est maintenant de savoir si, le peuple de Dieu sous la nouvelle alliance (sous la loi de Christ), doit continuer de payer les dîmes.

Pour cela, nous devons savoir s’il y a toujours des sacrificateurs de Dieu sous la nouvelle alliance. La réponse se trouve dans ces passages de la bible : lisons très bien Apocalypse 1,6 ; 1 Pierre 2,5 et verset 9. De la lecture de ces passages, il ressort qu’il existe bel et bien des sacrificateurs de Dieu sous la nouvelle alliance ! Les sacrificateurs de Dieu sous la nouvelle alliance, ce sont TOUS ceux qui ont reçu le Saint-Esprit, c’est-à-dire TOUS les chrétiens ! Sachons que, ni le prêtre, ni le pasteur ne peuvent être souverain sacrificateur ! Ceux qui l'affirment sont dans l'erreur ! Le rôle de souverain sacrificateur sous la nouvelle alliance, restera  détenu par Christ car Christ est VIVANT éternellement et ce rôle n’est pas transmissible (Hébreux 7,23-26) ! Il nous faut savoir ces vérités pour ne pas nous laisser séduire. Si donc, TOUS les chrétiens, y compris le pasteur, nous sommes le peuple de Dieu sous la nouvelle alliance et en même temps, des sacrificateurs de même rang, sur qui alors allons-nous prélever les dîmes dans nos assemblées chrétiennes, sachant que ces dîmes doivent être reversées à TOUS les sacrificateurs ??? Ainsi, si certaines personnes continuent de prêcher le paiement obligatoire des dîmes sous la nouvelle alliance, ces prédicateurs DOIVENT alors OBLIGATOIREMENT redistribuer toute cette collecte à l'assemblée entière, puisque c’est elle qui constitue l'ensemble des sacrificateurs pour cette assemblée! Il va donc de soit que, sous la nouvelle alliance, le paiement obligatoire des dîmes n’est plus d’actualité.

Les apôtres ont compris que, sous la nouvelle alliance, nous étions pratiquement TOUS égaux devant Dieu. En effet, TOUS nous sommes serviteurs de Dieu, chacun sert Dieu à sa manière (1 Corinthien 12,7-11 et versets 13-25), et TOUS nous sommes aussi des sacrificateurs offrant en sacrifice à Dieu, nos propres corps sanctifiés, crucifiés (Romain 12,1 et Romain 6,6 et Galates 5,24). C'est pour cette raison que les apôtres redistribuaient les offrandes collectées à toute l'assemblée ; ce n'était même pas des dîmes, mais ils les redistribuaient quand même (Actes 4,32 et verset 34-35). C’est aussi pour cette raison, qu'ils n'ont pas prêché le prélèvement des dîmes sur l'assemblée car sur qui alors allaient-ils faire ces prélèvements, puisque nous sommes TOUS devenus sacrificateurs de même rang ??? Cependant, ils ont prêché la nécessité de faire des offrandes volontaires afin de soutenir l’œuvre de Dieu.

La dîme, à l’origine, a été prélevée sur Abraham pour être reversée à Melchisédek, un souverain sacrificateur (Hébreux 7,1-2). Cependant, nous ne devons pas nous attarder sur l'origine des dîmes mais plutôt sur la manière dont Dieu a intégré les dîmes à la loi de Moïse et quelle règle il en a fait. Car nous ne passons pas d'Abraham directement à la loi de Christ. Mais nous passons de la loi de Moïse à la loi de Christ. C'est en cela que nous devons savoir s'il nous faut continuer de payer les dîmes, conformément à la loi de Moïse. Si nous sommes logiques envers nous mêmes, lorsque nous affirmons que Christ a maintenu la loi de Moïse et que rien a changé, cela veut dire que nous devons continuer de prélever les dîmes conformément aux dispositions de la loi de Moïse, c'est à dire prélever les dîmes sur des non sacrificateurs pour les reverser à tous les sacrificateurs ! Or, nous disons, qui sont les sacrificateurs aujourd'hui ??? N'est-ce pas donc logique qu'on ne prélève pas de dîmes sur les chrétiens ? Si nous insistons pour exiger leur prélèvement sur les chrétiens, alors nous devons logiquement et obligatoirement les redistribuer à ces mêmes chrétiens !!! Puisque donc, étant tous sacrificateurs, nul chrétien n'a le droit d'exiger la dîme à un autre chrétien, nous ferions mieux de cesser de prêcher le paiement obligatoire des dîmes. Le paiement de la dîme devrait être une action LIBRE et VOLONTAIRE et NON imposé au chrétien, en sorte que cela ne soit plus une obligation car ce serait contraire à la vérité de l'évangile, ni interdit non plus, afin de permettre à ceux qui souhaitent continuer de payer leur dîme de le faire.

4) Que nous impose la loi de Christ

« Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humbles de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux et mon fardeau léger »  

Mathieu 11,29-30.

 

« C’est ici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés » Jean 15,12

 

La loi de Christ, selon son commandement, se résume en une phrase : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Galates 5,14).

Cette seule phrase « aimer son prochain comme soi-même » a une signification profonde et regroupe pratiquement tous les 10 commandements de la loi de Moïse. Il nous faut d’abord savoir qui est notre prochain. Nos prochains, ce sont : nos amis, les personnes que nous ne connaissons pas et les membres de notre famille. Ainsi, comment pouvons-nous aimer notre père sans l'honorer ? Comment pouvons-nous aimer notre ami en volant ses biens ?  Comment pouvons-nous aimer quelqu’un que nous ne connaissons pas en lui ôtant la vie (commettre un meurtre) ? La subtilité de la loi de Jésus, c'est que celle-ci regroupe plusieurs points de la loi de Moïse en excluant beaucoup d'autres points, d'où cette parabole dans Matthieu 13,52.

La loi de Christ s’articule donc principalement autour de la justice car Dieu a constaté qu’il n’y avait plus de justice et tenait à la rétablir avant d’agréer à nouveau les sacrifices, les offrandes etc. C’est pourquoi, il dira par le prophète Esaïe dans Esaïe 1,13-17 : « Cessez d’apporter de vaines offrandes : j’ai en horreur l’encens, les nouvelles lunes, les sabbats et les assemblées ; je ne puis voir le crime s’associer aux solennités. Mon âme hait vos nouvelles lunes et vos fêtes ; elles me sont à charge ; … Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, protégez l’opprimé ; faites droit à l’orphelin, défendez la veuve».  

Dieu dira aussi par le prophète Jérémie dans Jérémie 33,15-16 : « En ces jours et en ce temps-là, je ferai éclore à David un germe de justice ; il pratiquera la justice et l’équité dans le pays … Et voici comment on l’appellera : l’Eternel, notre justice ».  

Christ a aussi fait remarquer l’importance de la justice en y ajoutant la miséricorde et la fidélité (à Dieu) dans  Mathieu 23,23 : « Malheur à vous … parce que vous payez la dîme de la menthe … et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité : c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses».  Ainsi, puisque la justice, la miséricorde et la fidélité ont été négligées par les juifs sous la loi de Moïse, Jésus venait avec sa loi pour principalement rétablir ces vertus tout en nous déchargeant des ordonnances charnelles qu’il était difficile de supporter. En effet, c’est ce qu’il nous expliquait en parabole dans Mathieu 13,52 où les anciennes choses sont entre autres la justice et la fidélité et les nouvelles choses sont entre autres la liberté et la miséricorde car la loi de Moïse disait plutôt : œil pour œil, dent pour dent selon Mathieu 5,38-39.   

S’appliquer à restaurer la justice par la loi de Christ, c’est ce que l’évangile de Mathieu souligne en nous rappelant les paroles du prophète Esaïe dans Mathieu 12,18-20 : « voici mon serviteur que j’ai choisi, … je mettrai mon Esprit sur lui, et il annoncera la justice aux nations jusqu’à ce qu’il ait fait triomphé la justice. »      

La fidélité à Dieu est ce que les apôtres ont souligné dans Actes 15, 28-29 : « … il a paru bon au Saint-Esprit et à nous de ne vous imposer d’autre charges que ce qui est nécessaire, savoir, de vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés et de l’impudicité, choses contre lesquelles vous vous trouverez bien de vous tenir en garde». Lire aussi 1 Thessalonicien 4,3-5.

 

Comme souligné un peu plus haut, nous avons une telle liberté en Christ (ce n'est plus obligatoire de suivre le sabbat, les fêtes, plus besoin de faire les sacrifices, etc.) que Paul nous dit dans les passages suivants :

1 Corinthiens 6,12 : « Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit ».

Galates 5,13 : « Frères vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faîtes pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair ; mais rendez-vous par la charité, serviteurs les uns des autres ».

Galates 5,1 : « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude ».

Paul en effet, insistait beaucoup sur la liberté à cause des juifs qui voulaient les obliger à revenir à la loi de Moïse selon qu’il l’explique dans Galates 2,4 : « … à cause des faux frères qui s’étaient … glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus-Christ, avec l’intention de nous asservir ». Et Paul dira dans Galates 5,14 : « Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : tu aimeras ton prochain comme toi-même».

Ces passages qui suivent nous apportent les preuves que ce qui nous est imposé de nos jours c’est de rechercher la justice, s’appliquer à faire le bien et pratiquer la miséricorde et la charité.  

Romain 14,17-18 : « Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes».

Mathieu 12,7 : « Si vous saviez ce que signifie : je prends plaisir à la miséricorde et non aux sacrifices, vous n’auriez pas condamné des innocents».

Luc 6,36 : « Soyez donc miséricordieux comme votre Père est miséricordieux».

Marc 3,4 : « … Est-il permis le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer ? Mais ils gardèrent le silence».

Luc 14,3 et verset 5 : « Jésus prit la parole et dit … est-il permis ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ?... Lequel de vous, si son fils ou son bœuf tombe dans un puits, ne l’en retirera pas aussitôt le jour du sabbat ?».

Ainsi, la loi de Christ s’appuie principalement sur la JUSTICE, la miséricorde et la charité. La FIDELITE à Dieu, quant à elle est un des fruits produit par l'Esprit-Saint en nous (Galates 5,22). Notons cependant que le sabbat et les autres fêtes accompagnées des sacrifices seront rétablis lors du règne de Christ sur terre et cette fois ce sera dans la justice qu’on les célèbrera selon 2 Pierre 3,13 ; Esaïe 66,22-23 ; Zacharie 14,16.

 

 

 

CONCLUSION

 

La loi de Christ est une loi basée sur la foi et qui nous incite à pratiquer la justice, la fidélité à Dieu par le rejet de l’idolâtrie, la charité et la miséricorde. Nous ne sommes plus tenus d’observer le septième jour comme étant un jour de repos ou un jour de sabbat. Cependant, les assemblées chrétiennes sont nécessaires (mais non obligatoires) car elles contribuent à affermir notre foi. Et il n’est pas non plus obligatoire de tenir ces assemblées le septième jour.  La loi de Christ se résume donc à aimer son prochain comme soi-même, tout en restant fidèle à Dieu.